Pour votre bien-être, votre équilibre et votre santé, la sophrologie représente une aide appréciable

La méthode de relaxation Alexander est souvent mal connue du public, voici un article qui devrait vous éclairer sur le sujet et vous aider à mieux connaitre cette technique de relaxation

La méthode de relaxation Alexander, une méthode dans le mouvement

Cette méthode de relaxation est d’origine Danoise. La relaxation Alexander est basée sur le relâchement musculaire et l’éducation de la relaxation issue de l’expérience rythmique, mais dans ce cas, l’on n’étudie pas le mouvement en relation avec le rythme musical, mais avec le mouvement naturel. C’est une technique rééducative purement physique faisant découvrir aux pratiquants leurs possibilités, et ayant une répercussion physique secondaire. L’apprentissage de la méthode de relaxation Alexander est relativement complexe vu le grand nombre d’exercices à effectuer. L’entraînement comprend plusieurs temps :

  1. Recherche des tensions inutiles
  2. Etudes des mouvements passifs
  3. Relaxation avec recherche de la lourdeur (comme dans le « Schultz »)
  4. Correction de l’image corporelle, avec développement de l’image interne du corps
  5. Régulation des tensions neurovégétatives et motrices

confiance en soi« Je sais que vous pouvez réussir »

Un livre sur la confiance en soi à ne pas manquer


>> En savoir plus sur ce livre  <<

C’est en assistant au cours de médecine chinoise du Professeur J. Lavier que j’ai pour la première fois entendu parler de cette méthode pleine de promesses. Les Chinois l’ont créée dans le but de développer le physique et le mental, afin de maintenir en permanence en équilibre psychosomatique parfait.

Le T’ai Tchi Tchuan

« Physiquement, la pratique régulière du T’ai Tchi Tchuan permet un développement harmonieux du corps chez les jeunes, stimule toutes les fonctions organiques de l’adulte, le protégeant aussi de la maladie, et retarde chez le vieillard le processus général de sénescence, en lui conservant, par la même, une étonnant jeunesse. Mentalement, le T’ai Tchi Tchuan élimine la tension nerveuse beaucoup mieux que ne le font les drogues à la mode, sans aucun inconvénient et confère à l’esprit un calme et un équilibre inconnus en Occident.

Le T’ai Tchi Tchuan est beaucoup plus ancien que le yoga et le judo, qui sont ses dérivés. Le yoga a pour objet l’intériorisation et oriente l’esprit vers la paix intérieure. Il tend à l’immobilisme. Le judo, au contraire, est dynamique, c’est un art de combat. Le T’ai Tchi Tchuan signifie « combat du principe suprême ». Ce principe suprême, c’est le rythme à deux temps de toute manifestation, la loi du Tao et de l’Univers.

Par cette succession d’états actifs et passifs, véritable symbolique opérative du geste, le Chinois intègre, en reproduisant les rythmes le plus fidèlement possible, le T’ai Tchi universel à son propre organisme, accordant par résonance analogique l’individu sur le « cosmos ».

L’Occident a voulu s’approprier le T’ai Tchi Tchuan, tout comme il s’est emparé du yoga. Malheureusement, par son esprit rationaliste habituel, l’Occidental n’en a pas saisi le sens profond et le pratique sans tenir compte de son contexte métaphysique.

Le T’ai Tchi Tchuan est pratiqué aussi bien en Chine nationaliste qu’en Chine continentale. Il fait partie intégrale des doctrines ésotériques et ne saurait être compris par un esprit cartésien. Le Tchi, par exemple, correspond au Prâna des Indiens (dont nous parlerons dans une prochaine conférence), cet élément cosmique sans lequel notre vie n’est pas concevable, cette substance impondérable de la vigueur et de la vitalité.

Philippe de Meric cite dans son introduction au T’ai Tchi Tchuan les mots de son Excellence T.K.J. : « certains de ceux qui pratiquent le T’ai Tchi Tchuan recherchent et obtiennent un contact intérieur avec une mystérieuse puissance surnaturelle nommée Tchi, analogue sans doute au Prâna de l’Hindou. Par cette union, ils parviennent à dépasser les lois de la nature, soulèvent des poids sans efforts musculaires, renversent des gens à distance empêchent une personne d’entrer par une porte ouverte, comme si une force magnétique la repoussait, etc… » T.K.J. admet que peu de gens seulement atteignent ce stade et qu’ils pratiquent cette méthode pour le seul profit physique et mental. Est-ce là l’explication des constructions mystérieuses dont nous avons parlé déjà ? L’homme serait-il doué de pouvoirs extraordinaires grâce à cette technique ? Était-il doué, un jour, dans le lointain passé, de tous ces pouvoirs à l’état normal ?

Le T’ai Tchi Tchuan est basé sur une sorte de danse (cosmique) très harmonieuse dont chaque mouvement a une signification symbolique et dont l’effet d’équilibration de l’être est très élevé. Il s’agit d’une suite de mouvements rythmiques et souples effectués sans aucun effort, associés à une respiration naturelle sans contrainte avec un parfait équilibre du corps ; les membres restent en permanence en semi-flexion, position d’équilibre entre les muscles fléchisseurs et extenseurs.

Une fois cette méthode acquise (ce n’est pas facile) et mise en pratique il faut s’entraîner systématiquement chaque jour. Dans le cas contraire, elle perd toute sa valeur. (Il en est de même pour toutes les techniques de relaxation, seule une pratique régulière peut apporter l’effet recherché). L’exercice complet nécessite environ trois minutes.

Il paraîtrait que le T’ai Tchi Tchuan dépasse dans ses résultats tout ce que l’on peut espérer en ce qui concerne le gain d’énergie et l’équilibration du corps et de l’esprit. Le véritable T’ai Tchi Tchuan reste, pour l’instant, dans le domaine de l’ésotérisme, mais entrera peut-être à plus ou moins long terme dans nos mœurs.

Pour vous permettre de juger de son efficacité, je vous cite ce que le maître Tchang Man-Tch’ing raconte dans l’un de ses ouvrages au sujet d’une de ses propres expériences : « Dans ma jeunesse, alors que j’enseignais au collège des beaux-arts de l’Université de You Wen de Pékin, ma santé était extraordinairement fragile et je dus accomplir des efforts épuisants pour faire face à mes fonctions pendant cinq ans. Au cours de l’été 1925, je revins à Shangai pour enseigner les arts picturaux à l’Université de Tchi Nan où, plus tard, je devais fonder le collège des arts chinois. Alors, en quelques années, ma tuberculose s’aggrava à un tel point que je faillis succomber. Mes parents et mes amis ne trouvèrent aucun moyen de me venir en aide jusqu’au jour où Monsieur Pou me présenta au Professeur Yang, afin que celui-ci m’apprenne le T’ai Tchi Tchuan. En quelques mois de pratique, les hémoptysies cessèrent et la température revint à la normale. En moins d’un an je ne toussais plus. Quelques années plus tard, tous les autres symptômes tels que maux de tête, dents mobiles, trouble de l’ouïe et dispersion de l’esprit avaient été totalement balayé. J’ai aujourd’hui 55 ans (ces lignes datent de 1956) et je vis comme un homme normal. Ma vue est excellente, bien meilleure même qu’il y a trente ans, et mes dents sont solides comme celle d’un jeune homme. Je peux marcher et escalader une montagne sans fatigue appréciable et mon sommeil est profond. Dois-je ajouter que j’ai un excellent appétit ? ».

Voici un témoignage comme beaucoup d’autres. Comme le dit si bien le Professeur Lavier, l’Occident prétendra en ricanant que c’est une guérison spontanée, peut-être par autosuggestion. Alors disons qu’une guérison spontanée par autosuggestion trouve un véhicule parfait sous la forme du T’ai Tchi Tchuan, car, au fond, n’est-ce pas le résultat qui compte ?

Autres méthodes de relaxation

Il existe de nombreuses méthodes de relaxation. Nous ne voudrions terminer ce chapitre sans citer les recherches duc Docteur Ajuriaguerra de Genève et de son école. Il propose une méthode thérapeutique qui, tout en se servant de l’effet physiologique de l’entraînement, utilise la relation transférentielle, au sens psychanalytique du terme.

Par Bruno Lallement