hypnoseQu’est-ce que l’hypnose ? Est-ce que tout le monde peut pratiquer l’hypnose ? Comment l’hypnose agit-elle sur le corps et le psychisme ? Tout ce que vous devez savoir sur le sujet se trouve sur cette page ou presque

L’hypnose est présente partout

Les exemples abondent autour de nous, il suffit d’y porter notre attention. La mère qui chante d’une voix douce une berceuse pour endormir son bébé, l’ « hypnotise ». De même en le berçant (excitation monotone d’un sens) elle induit une modification d’ordre hypnotique de l’état de conscience.

La publicité

La publicité nous hypnotise. La suggestion est à la base de l’hypnose et la publicité est faite de suggestions bien étudiées et habilement exploitées. Comme on induit l’hypnose, on installe dans les esprits le besoin et le désir d’un produit par la répétition..

Aussi la publicité en progrès recourt-elle à une forme d’hypnose plus subtile, celle de la présentation à l’arrière-plan seulement l’idée qu’elle veut faire triompher.

Malheureusement, cette technique publicitaire basée sur des techniques empruntées à l’hypnose est aussi utilisée pour la vente de produits pharmaceutiques. Les médecins reçoivent sans cesse des cartes vantant les avantages d’un certain nombre de spécialités pharmaceutiques. A force de répétition (sur les cartes de rendez-vous, les calendriers, les bloc-notes, etc.) leur inconscient est progressivement imprégné par le nom du médicament. Ils le prescriront tôt ou tard à leurs malades.

Nous rencontrons un phénomène proche ou analogue à l’hypnose dans un tout autre domaine. Les jeunes gens, adeptes de jazz moderne, de la « pop music », tombent en état de transe lorsqu’ils assistent à un concert très rythmé. Cet « état d’auto-hypnose » joue pour eux un rôle psychologique important de défoulement, de régulation psychosomatique. Le même phénomène se produit lors des carnavals et dans certains dancings. L’état de conscience temporairement modifié sert de soupape de sécurité psychologique, qui peut se révéler fort utile pour le maintien d’une bonne santé.

L’hypnose au service de la guerre

Hitler, par exemple, était un excellent hypnotiseur, ainsi que le sont la plupart des dictateurs et meneurs d’hommes civils ou militaires.

L’homme, comme l’animal, a tendance à se grouper en bandes où un minimum de pensée suffit à la collectivité. Le cerveau réfléchi abdique, l’être moutonnier accessible à la contagion prend le dessus. Cette inhibition rappelle déjà l’hypnose et le rapprochement aide à comprendre certains aspects des réactions collectives.

Un sentiment manifesté par des centaines d’individus réunis passe pour beaucoup plus affirmé que ne le serait la totalité des sentiments éprouvés séparément par ces mêmes sujets. La contagion joue. Les membres d’une collectivité se montent mutuellement la tête. Dans cette foule disponible et réceptive (conditions de l’hypnose), la proposition d’une idée simple trouvera sa cohésion assurée à la faveur de ce monoïdéisme qui est lié à nos instincts profonds. « Une fois cette communion sur une seule idée obtenue, il devient facile de lui donner pour objet et pour couronnement l’attention à un seul opérateur, bien en vue, l’idole de la foule. Les trois premiers points acquis, disponibilité, réceptivité, concentration sur une idée, le quatrième le sera aisément. La foule, mûre pour la suggestion, appartient à qui le veut. »

C’est exactement ce qui s’est passé avec Hitler et ce qui se produit actuellement en Chine avec Mao, dans les pays socialistes en général et dans le cas de certaines religions. Dès leur plus jeune âge, on inculque aux enfants une idée, on cultive cette idée, seulement celle-ci, si bien que le champ de conscience se rétrécit exactement comme dans l’hypnose, à la seule différence qu’au lieu d’obtenir un état temporaire (hypnose), on aboutit à un état définitif de la conscience.

Selon les dernières recherches effectuées aux USA, en Grande Bretagne et en URSS, en état hypnotique, il y aurait plutôt un abaissement de la conscience par rapport à l’état de veille, enregistrable à l’EEG grâce à l’analyse électronique des tracés ; cette différence est insignifiante à l’œil nu.

Nous nous permettons ici de relever une confusion qui règne même au sein du corps médical, au sujet de l’hypnose et de la sophrologie. L’hypnose, s’accompagnant d’une modification de la conscience, intéresse au plus haut point le sophrologue qui en étudie le processus. Mais elle ne représente qu’une petite partie de l’ensemble des investigations sophroniques. L’hypnotisation a des analogies avec la sophronisation, mais aussi bien les techniques d’induction que les buts recherchés diffèrent fondamentalement. L’école de sophrologie n’utilise l’hypnose que dans un but de recherche. Elle n’accepte pas les théories des diverses écoles hypnotiques.